Notre histoire

Histoire d'hier et d'aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, existait déjà au 35, de la rue de Chabrol, sous le nom d'Institut Saint-Joseph, une école dépendant de la paroisse St- Vincent de Paul tenue par des soeurs de Saint-Joseph.

La politique anti-cléricale de l'époque aboutit à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui provoque une rupture du gouvernement républicain avec le Saint-Siège. Les établissements scolaires congréganistes sont supprimés en France et de ce fait les religieuses sont obligées d'abandonner leur tâche. Les catholiques se refusent à cette laïcisation qui les contraindrait à laisser leurs enfants fréquenter une école qui ne serait pas de leur choix.


Monsieur le Curé de Saint-Vincent-de-Paul, le chanoine Désert, fait appel à des laïques pour maintenir une école privée non congréganiste. Grâce à de bonnes volontés, l'Institut Saint-Joseph peut survivre. Cependant, la Congrégation de la Retraite du Sacré-Cœur d'Angers venait d'être obligée d'abandonner sa maison d'enseignement de Fontenay-sous-Bois. Les religieuses se refusant à abandonner leur œuvre d'éducation auprès des enfants acceptèrent de se séculariser, c'est-à-dire de rompre officiellement avec leur congrégation. Mises en contact avec le curé de Saint-Vincent-de-Paul, elles ouvrirent à la rentrée d'octobre 1906, dans les locaux de la rue de Chabrol, une institution à laquelle, pour effacer toute trace de cléricalisme, elles donnèrent le nom de «Cours Bossuet ».

Les religieuses étaient secondées par quelques unes de leurs grandes élèves de Fontenay. Elles s'adjoignent aussi des laïques. Mais à cette époque, faire partie du corps enseignant d'un établissement de ce genre relevait du désir d'apostolat: les contraintes étaient nombreuses! Les religieuses étant vêtues de noir, les professeurs devaient, pour ne pas trop marquer la différence, s'habiller de même dans leurs activités à l'intérieur de la maison. Un adoucissement à cette rigueur permit enfin le bleu marine agrémenté de blanc. Les premiers cheveux coupés, quelle horreur! Un chignon adroitement posé devait cacher la nuque rasée de celle qui sacrifiait à la mode. Cette austérité extérieure trouvait son défoulement dans la soirée de Sainte-Catherine ou la revue de fin d'année bien méritée après trois journées de retraite .

Pendant les 42 années les religieuses de la Retraite restèrent au Cours Bossuet, et l'influence de BASTARD, GODET et CHENU se fit profondément sentir. Un climat très familial se créa au point que nombre de très anciennes aiment encore à se regrouper.

L'enseignement dispensé fut d'abord celui sanctionné par le Brevet Elémentaire suivi du Brevet Supérieur. Ce n'est que dans les années 1924-1925 que le cours Bossuet vit ses premières bachelières. Les locaux durent subir de nouveaux agrandissements pour accueillir un plus grand nombre d'élèves.

En 1939, à la déclaration de guerre, le Cours Bossuet resta fermé une année et ne rouvrit ses portes qu'en octobre 1940.

Le sectarisme du début du siècle avait fait place à plus de compréhension. Les religieuses avaient peu à révélé leur appartenance à la Congrégation de la Retraite d'Angers. Mais voici qu'une autre mission les appelle à Saint-Germain-en-Laye; elles quittent le Cours Bossuet en juillet 1948.

La maison est reprise alors par les Sœurs de Saint-Joseph-du-Puy et, en octobre de la même année, la directrice, Mère Anselme, donne un nouveau départ avec beaucoup de volonté et de courage. Les élèves affluent; il faut faire des prodiges d'agrandissement, de modernisation, ce qui permet au Cours Bossuet de devenir en 1962 un établissement d'enseignement privé sous contrat d'association.
Les directrices se succédaient mais Sœur Christiane-Odile, directrice des études et professeur de lettres, conservait son poste marquant de son dynamisme et de sa foi rayonnante aussi bien élèves que professeurs.
Au départ des Sœurs du Puy en 1971, Mlle Salmon-Legagneur prend la direction. Elle transforme les locaux vacants en salles de classe. Il est possible de satisfaire au désir croissant de parents d'inscrire leurs enfants au Cours Bossuet.
En 1982, c'est au tour de Mlle Salmon-Legagneur de quitter Bossuet et la rentrée de septembre s'effectue sous la direction de Mlle Soulet pour le lycée et le colllège, de Mlle Léger pour l'école.
Et toujours plus de demandes que de places. Il faudrait construire encore !
Bonne chance «Bossuet» et longue espérance !